Le triptyque des Miracles du Christ

Le triptyque de Melbourne est un exemple de collaboration entre trois artistes bruxellois, le Maître de la Légende de sainte Catherine, le Maître des Portraits princiers et Aert van den Bossche. Il constitue donc un point d’orgue de cette exposition, ce qui justifie son déplacement depuis l’Australie.

Différents éléments indiquent cependant que les panneaux n’ont jamais été mis côte à côte durant leur réalisation : la ligne d’horizon diffère dans chacune des parties, l’échelle des personnages ne correspond pas, et la perspective pas davantage. Chaque artiste a probablement travaillé isolément à son panneau dans son atelier. Bien entendu, il y avait eu quelques réunions préalables pour définir les lignes directrices. Peut-être y avait-il urgence à réaliser ce travail ou cette “variation à trois mains” pourrait résulter d’une demande spécifique du commanditaire.

Celui-ci apparaît au milieu, à l’avant dans Les Noces de Cana. Adolphe de Clèves, Seigneur de Ravenstein, était lié à Philippe le Bon, ce que proclame avec éclat la série de portraits des ducs de Bourgogne qu’il fait inclure dans la composition.